• Égyptologie : la grande imposture
    Deux expériences, menées à 20 ans d’intervalle, ont tenté de reproduire les méthodes de construction supposées des anciens Égyptiens… et ont échoué.
    Matériaux inadaptés, outils inefficaces, résultats peu convaincants. Pourtant, ces échecs sont encore aujourd’hui présentés comme des « réussites pédagogiques ».
    Dans cette vidéo, je reviens sur ces tentatives oubliées, les contradictions du modèle académique, et les nombreuses anomalies techniques que l’égyptologie dominante préfère ignorer.
    Julie Couvreur

    https://youtu.be/BKouB6uvLHI
    Égyptologie : la grande imposture Deux expériences, menées à 20 ans d’intervalle, ont tenté de reproduire les méthodes de construction supposées des anciens Égyptiens… et ont échoué. Matériaux inadaptés, outils inefficaces, résultats peu convaincants. Pourtant, ces échecs sont encore aujourd’hui présentés comme des « réussites pédagogiques ». Dans cette vidéo, je reviens sur ces tentatives oubliées, les contradictions du modèle académique, et les nombreuses anomalies techniques que l’égyptologie dominante préfère ignorer. Julie Couvreur https://youtu.be/BKouB6uvLHI
    J'adore
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  • Égyptologie : la grande imposture
    Julie Couvreur

    Deux expériences, menées à 20 ans d’intervalle, ont tenté de reproduire les méthodes de construction supposées des anciens Égyptiens… et ont échoué.
    Matériaux inadaptés, outils inefficaces, résultats peu convaincants. Pourtant, ces échecs sont encore aujourd’hui présentés comme des « réussites pédagogiques ».
    Dans cette vidéo, je reviens sur ces tentatives oubliées, les contradictions du modèle académique, et les nombreuses anomalies techniques que l’égyptologie dominante préfère ignorer.


    https://youtu.be/BKouB6uvLHI
    Égyptologie : la grande imposture Julie Couvreur Deux expériences, menées à 20 ans d’intervalle, ont tenté de reproduire les méthodes de construction supposées des anciens Égyptiens… et ont échoué. Matériaux inadaptés, outils inefficaces, résultats peu convaincants. Pourtant, ces échecs sont encore aujourd’hui présentés comme des « réussites pédagogiques ». Dans cette vidéo, je reviens sur ces tentatives oubliées, les contradictions du modèle académique, et les nombreuses anomalies techniques que l’égyptologie dominante préfère ignorer. https://youtu.be/BKouB6uvLHI
    D'accord
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  • BREAKING ! 🇫🇷🇳🇪

    Tôt aujourd'hui, un avion militaire français A400M a décollé de N'Djamena (Tchad) et est entré en mode furtif pour pénétrer dans l'espace aérien du Niger entre 6h39 et 11h15.

    Ce mode opératoire est similaire à celui utilisé précédemment par les forces françaises pour soutenir leurs associés terroristes au Mali.

    Il y a quelques semaines, les militaires français ont libéré 16 terroristes et les ont aidés à planifier des attaques contre les forces militaires du Niger, du Burkina Faso et du Mali dans la région des trois frontières.

    Les terroristes libérés par les militaires français ont ensuite été appréhendés au cours de trois opérations en juin et juillet 2023 (deux au Niger, une au Mali) et ont fait des aveux concordants concernant l'aide qu'ils avaient reçue de la part des militaires français.

    En outre, la position de la Garde nationale nigérienne à Bourkoubourkou (près de la mine d'or de Samira, dans la région du Liptako Gourma) a été la cible d'une attaque plus tôt dans la journée. Le nombre exact de victimes n'est pas encore connu.

    Ce comportement est conforme à l'approche habituelle de la France lorsqu'un pays africain choisit de mettre fin à sa collaboration militaire avec elle.

    Il convient de mentionner que la France, censée posséder la plus grande armée européenne, est stationnée dans la région du Sahel depuis 2013, prétendument pour combattre les terroristes.

    Cependant, après une décennie, les résultats sont évidents : en raison de la présence des troupes françaises, les terroristes ont considérablement étendu leur contrôle territorial et se sont infiltrés dans toute la région du Sahel.

    Lien de la vidéo :
    https://twitter.com/i/status/1689329530924650496

    "C'est un schéma qui ne cesse de se répéter : lorsqu'un pays aspire à provoquer l'agitation, le conflit ou même un acte terroriste sous fausse bannière, il fait appel aux mêmes méthodes éprouvées. Des terroristes, des mercenaires ou une pseudo-armée, tel que le bien connu GLADIO dans les situations extrêmes, ou encore Al-Qaïda et ISIS (ce dernier étant un pur produit américain sous l'ère d'Obama), chacun avec son propre arsenal pour maintenir une certaine distance d'intervention directe.
    C'est là que l'histoire du Niger prend une tournure alarmante. Le petit dictateur local parisien cherche à afficher sa puissance et à mener sa propre guerre, tout en évitant les retombées majeures qui pourraient en découler. Il emprunte la voie bien usitée, s'inspirant des tactiques du passé, à l'image de Bob Denard, le mercenaire français mêlé à maints coups d'État en Afrique entre les années 1960 et 1995.
    Pourtant, le temps a évolué, laissant peu de place aux ombres et aux secrets. Tout est désormais discernable, prévisible, et la manœuvre de Macron ne fait pas exception. Les ailes du pouvoir risquent de se brûler dangereusement, non seulement pour lui, mais également pour les Français. Le spectre d'attentats bien réels, soigneusement orchestrés dans le style caractéristique du faux drapeau à la française, vont planer sur le territoire pour forcer les enjeux.
    Voilà Macron engagé dans une trame déjà tissée par ses prédécesseurs tels que Hollande, Caseneuve ou Manuel Valls. Les fils de cette toile complexe s'emmêlent, formant un réseau qui pourrait finir par se retourner contre ceux qui l'ont tissé. Les schémas du passé révèlent leurs ombres inquiétantes dans le présent, offrant un avertissement tangible sur les conséquences potentiellement désastreuses de ces actions répétitives.
    Les militaires au pouvoir au Niger ont accusé le 9 août la France d'avoir violé la fermeture de l'espace aérien nigérien et « libéré des terroristes », ce qui constitue selon lui « un véritable plan de déstabilisation de notre pays ». "
    Athina Laposte
    BREAKING ! 🇫🇷🇳🇪 Tôt aujourd'hui, un avion militaire français A400M a décollé de N'Djamena (Tchad) et est entré en mode furtif pour pénétrer dans l'espace aérien du Niger entre 6h39 et 11h15. Ce mode opératoire est similaire à celui utilisé précédemment par les forces françaises pour soutenir leurs associés terroristes au Mali. Il y a quelques semaines, les militaires français ont libéré 16 terroristes et les ont aidés à planifier des attaques contre les forces militaires du Niger, du Burkina Faso et du Mali dans la région des trois frontières. Les terroristes libérés par les militaires français ont ensuite été appréhendés au cours de trois opérations en juin et juillet 2023 (deux au Niger, une au Mali) et ont fait des aveux concordants concernant l'aide qu'ils avaient reçue de la part des militaires français. En outre, la position de la Garde nationale nigérienne à Bourkoubourkou (près de la mine d'or de Samira, dans la région du Liptako Gourma) a été la cible d'une attaque plus tôt dans la journée. Le nombre exact de victimes n'est pas encore connu. Ce comportement est conforme à l'approche habituelle de la France lorsqu'un pays africain choisit de mettre fin à sa collaboration militaire avec elle. Il convient de mentionner que la France, censée posséder la plus grande armée européenne, est stationnée dans la région du Sahel depuis 2013, prétendument pour combattre les terroristes. Cependant, après une décennie, les résultats sont évidents : en raison de la présence des troupes françaises, les terroristes ont considérablement étendu leur contrôle territorial et se sont infiltrés dans toute la région du Sahel. Lien de la vidéo : https://twitter.com/i/status/1689329530924650496 "C'est un schéma qui ne cesse de se répéter : lorsqu'un pays aspire à provoquer l'agitation, le conflit ou même un acte terroriste sous fausse bannière, il fait appel aux mêmes méthodes éprouvées. Des terroristes, des mercenaires ou une pseudo-armée, tel que le bien connu GLADIO dans les situations extrêmes, ou encore Al-Qaïda et ISIS (ce dernier étant un pur produit américain sous l'ère d'Obama), chacun avec son propre arsenal pour maintenir une certaine distance d'intervention directe. C'est là que l'histoire du Niger prend une tournure alarmante. Le petit dictateur local parisien cherche à afficher sa puissance et à mener sa propre guerre, tout en évitant les retombées majeures qui pourraient en découler. Il emprunte la voie bien usitée, s'inspirant des tactiques du passé, à l'image de Bob Denard, le mercenaire français mêlé à maints coups d'État en Afrique entre les années 1960 et 1995. Pourtant, le temps a évolué, laissant peu de place aux ombres et aux secrets. Tout est désormais discernable, prévisible, et la manœuvre de Macron ne fait pas exception. Les ailes du pouvoir risquent de se brûler dangereusement, non seulement pour lui, mais également pour les Français. Le spectre d'attentats bien réels, soigneusement orchestrés dans le style caractéristique du faux drapeau à la française, vont planer sur le territoire pour forcer les enjeux. Voilà Macron engagé dans une trame déjà tissée par ses prédécesseurs tels que Hollande, Caseneuve ou Manuel Valls. Les fils de cette toile complexe s'emmêlent, formant un réseau qui pourrait finir par se retourner contre ceux qui l'ont tissé. Les schémas du passé révèlent leurs ombres inquiétantes dans le présent, offrant un avertissement tangible sur les conséquences potentiellement désastreuses de ces actions répétitives. Les militaires au pouvoir au Niger ont accusé le 9 août la France d'avoir violé la fermeture de l'espace aérien nigérien et « libéré des terroristes », ce qui constitue selon lui « un véritable plan de déstabilisation de notre pays ». " Athina Laposte
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  • Les projets de démantèlement de la Russie

    La revue Conflits vient de publier une traduction d’un article relatant comment l’UE, l’OTAN, et ceux que les russes appellent désormais « l’occident collectif » organisent un vaste projet de démembrement de la Russie.
    L’empire états-uniens et ses vassaux ne sauraient tolérer de rival et font tout pour supprimer toute puissance régionale ou mondiale qui pourrait leur empêcher d’organiser et d’exploiter le monde selon leurs désirs. Ce sont les mêmes qui ont organisé la dissolution de l’URSS, celle de la Yougoslavie socialiste puis de la Serbie, dont on a séparé le Kosovo. Ce sont les mêmes qui encouragent le sécessionniste islamiste ouighour au Xinjiang, le sécessionnisme tibétain et qui ont détruit l’Irak, la Libye et un certain nombre de pays africains, et tenté de faire de même avec la Syrie.
    Selon leurs intérêts et les situations, ces pays, agences et organisations internationales appellent soit « au respect des droits de l’homme », au « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », soit à l’intangibilité des frontières et au respect de la souveraineté. Ainsi, pour eux, les frontières de l’Ukraine sont intangibles et l’Ukraine est « souveraine » mais la Russie, la Syrie et tant d’autres pays peuvent être charcutés à souhait. Ils font signer (et trouvent toutes sortes d’idiots utiles pour le faire) pour les Ouighours, mais ont oublié l’existence même du droit international pour Porto Rico, les Comores, et un grand nombre d’autres pays.
    L’article qui est repris, ci-dessous est un article de la revue italienne de géopolitique Limes, traduit par la revue française Conflits
    Le Forum des nations libres de l’après-Russie, un cadre de dialogue qui rassemble les revendications indépendantistes des minorités ethniques russes et les réalités régionales (et leurs sympathisants euro-atlantiques – Américains, Polonais et Baltes), s’est réuni le 31 janvier 2023 au Parlement européen pour sa cinquième réunion. Le groupe a présenté à Bruxelles son projet de « décolonisation et de reconstruction » de la Fédération de Russie, parrainé par la composante polonaise du Parti des conservateurs et réformistes européens. Anna Fotyga, députée européenne et ancienne ministre polonaise des Affaires étrangères (Pis, parti Droit et Justice), impliquée dans les travaux du Forum depuis sa création, a rappelé sa mission fondatrice : « Comme dans le cas du Troisième Reich allemand, la Fédération de Russie, en tant que menace existentielle pour l’humanité et l’ordre international, devrait subir des changements drastiques. Il est naïf de penser que la Russie, après avoir été définitivement vaincue, restera dans le même cadre constitutionnel et territorial. La communauté internationale ne peut pas adopter une position confortable en attendant les développements, mais doit entreprendre une […] re-fédéralisation de l’État russe, en tenant compte de l’histoire de son impérialisme et en respectant les droits et les désirs des nations qui le composent. »1
    Démembrer la Fédération
    Parmi les orateurs du dernier forum figurait l’analyste américain d’origine polonaise Janusz Bugajski, ancien conseiller des départements d’État et de la Défense, que l’on a qualifié sans raison valable de « nouveau Brzezinski ». Son dernier livre, « Failed State. A guide to Russia’s Rupture » s’est retrouvé dans le collimateur de la presse russe, présenté comme un bréviaire des plans américains visant à démembrer la Fédération en encourageant le séparatisme ethnique.2
    Depuis son inauguration (le 8 mai à Varsovie), le Forum a gagné en notoriété et en nombre de membres. La première carte produite par le groupe (publiée dans le numéro du 9/22 de Limes3) envisageait une implosion de la Russie à partir de laquelle plus de trente États différents, délimités selon des critères ethniques et culturels disparates, prendraient naissance. Nous en reproduisons ici une mise à jour (carte couleur 6) : le changement le plus important consiste en la réduction de la taille de la région de Moscou au profit de nouveaux projets ethnico-nationaux.
    Par exemple, certains représentants des régions de Pskov et de Tver (anciennes principautés non représentées dans la version précédente) ainsi que de la région de Smolensk/Smaland ont annoncé la naissance de la « Plate-forme de la Kryvie orientale », un groupement créé dans le but « d’intégrer les peuples de la Grande Baltique » et de pencher « vers la variante est-européenne de la voie euro-atlantique, qui implique la préservation de l’identité et des fondements culturels et démographiques des pays et des peuples. »4
    Dans la nouvelle version de la carte, les républiques caucasiennes d’Ingouchie, d’Ossétie et de Kabardino-Balkarie gagnent également de l’espace et des frontières spécifiques. Selon leurs propres auteurs, cette carte-matrice est ouverte à des variations potentiellement infinies. Tant qu’elles servent un objectif unique : imaginer « des stratégies pour un démantèlement contrôlé, constructif et non violent du dernier empire colonial en Europe. »5
    Découpage ukrainien
    Les séparatistes russes et leurs porte-parole euro-atlantiques ne sont pas les seuls à se livrer à de tels exercices cartographiques. Sur un mur du bureau du chef du renseignement militaire ukrainien Kyrylo Budanov, photographié par des journalistes lors d’une interview, se trouve la carte en couleur 6a. Dessinées au feutre, les lignes de partage de la Russie imaginées par Kiev contestent et remplacent les frontières fédérales actuelles : le Japon (Япония) obtient les îles Kouriles contestées, l’Allemagne (ФРГ) Kaliningrad (Königsberg), la Finlande (Ф) la Carélie et une partie du Nord-Ouest russe. La Chine (Китай, à laquelle correspond la lettre К) comprend toute la Sibérie et l’Extrême-Orient.
    Dans la partie centrale de l’actuelle Fédération, une « République d’Asie centrale » devrait alors voir le jour, sous le nom de ЦАР (Car). La Russie proprement dite, décapitée de sa tête orientale, se retrouve avec le territoire marqué par les lettres РФ (RF). Dans la correspondance avec le Caucase, on lit « Ičkerija », le nom de la république séparatiste tchétchène proclamée en 1991 ainsi que le territoire que le parlement ukrainien a récemment reconnu comme « temporairement occupé » par les Russes6, ce que le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déjà fait pour les îles Kouriles7. Surtout, les frontières ukrainiennes comprennent non seulement le Donbass et la Crimée, mais aussi les régions de Koursk, de Belgorod et du Kouban. Il a été demandé à Budanov si la carte représentait les plans d’expansion territoriale de Kiev une fois les frontières de 1991 retrouvées. Sa réponse a été sibylline : « Chacun voit ce qu’il veut voir. Il s’agit peut-être d’un indicateur approximatif. Ou peut-être pas. »8,9
    Si la première carte divise le corps de la Fédération selon ses lignes ethniques et selon le critère « autochtone » des droits historiques, la seconde rappelle les projets de partition de l’Eurasie en sphères d’influence élaborés par un certain courant stratégique de l’appareil américain10. Américains, Polonais, Ukrainiens et séparatistes ethniques imaginent des géométries de désintégration différentes, fonction de leurs projections géopolitiques respectives. Mais ce qui est le plus important à noter, outre la plausibilité des scénarios envisagés, c’est précisément la diffusion et la résonance croissante de cartographies similaires, signe de la récupération de la dimension spatiale dans la grammaire des puissances. Le retour de la géographie sanctionne peut-être aussi l’obsolescence de la thèse de la fin de l’histoire.✍🏽🔥
    Livres à lire :
    1- A. Fotyga, « The dissolution of the Russian Federation is far less dangerous than leaving it ruled by criminals », Euractiv, 27/1/2023.
    2- À lire également : Russie et Turquie, un défi à l’Occident
    3- V. Nikiforova, « V SŠA obnarodovan plan razrušenija Rossii » (« Aux États-Unis a été rendu public le plan de destruction de la Russie »), Ria Novosti, 16/9/2022 ; V. Kornilov, « Il est temps d’abandonner nos illusions, l’Occident mène une guerre pour détruire la Russie », RT, 20/9/2022
    4- Vostočno-Krivskaja Platforma, 16/1/2023, http://bit.ly/3DmRKDO.
    5- Depuis le canal Telegram du Forum, http://t.me/freenationsrussia.
    6- « Le parlement ukrainien déclare la « République tchétchène d’Ichkérie » territoire occupé par la Russie », Meduza, 18/10/2022.
    7- « L’Ukraine déclare les îles Kouriles territoire japonais occupé par la Russie », Meduza, 7/10/2022.
    8- « Interv’ju – Kyrylo Budanov : Naši podrazdelenija zajdut v Krym s oružiem v rukakh » (« Interview with Kyrylo Budanov : Our units will enter Crimea armed »), http://liga.net, 26/12/2022.
    9- À lire également : La Russie devient un nœud gordien diplomatique pour la Chine
    10- Voir par exemple Z. Brzezinski, « A Geostrategy for Eurasia », Foreign Affairs, vol. 76, no. 5, 1997.

    https://twitter.com/Hyperresilience/status/1658110534514794513
    Les projets de démantèlement de la Russie La revue Conflits vient de publier une traduction d’un article relatant comment l’UE, l’OTAN, et ceux que les russes appellent désormais « l’occident collectif » organisent un vaste projet de démembrement de la Russie. L’empire états-uniens et ses vassaux ne sauraient tolérer de rival et font tout pour supprimer toute puissance régionale ou mondiale qui pourrait leur empêcher d’organiser et d’exploiter le monde selon leurs désirs. Ce sont les mêmes qui ont organisé la dissolution de l’URSS, celle de la Yougoslavie socialiste puis de la Serbie, dont on a séparé le Kosovo. Ce sont les mêmes qui encouragent le sécessionniste islamiste ouighour au Xinjiang, le sécessionnisme tibétain et qui ont détruit l’Irak, la Libye et un certain nombre de pays africains, et tenté de faire de même avec la Syrie. Selon leurs intérêts et les situations, ces pays, agences et organisations internationales appellent soit « au respect des droits de l’homme », au « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », soit à l’intangibilité des frontières et au respect de la souveraineté. Ainsi, pour eux, les frontières de l’Ukraine sont intangibles et l’Ukraine est « souveraine » mais la Russie, la Syrie et tant d’autres pays peuvent être charcutés à souhait. Ils font signer (et trouvent toutes sortes d’idiots utiles pour le faire) pour les Ouighours, mais ont oublié l’existence même du droit international pour Porto Rico, les Comores, et un grand nombre d’autres pays. L’article qui est repris, ci-dessous est un article de la revue italienne de géopolitique Limes, traduit par la revue française Conflits Le Forum des nations libres de l’après-Russie, un cadre de dialogue qui rassemble les revendications indépendantistes des minorités ethniques russes et les réalités régionales (et leurs sympathisants euro-atlantiques – Américains, Polonais et Baltes), s’est réuni le 31 janvier 2023 au Parlement européen pour sa cinquième réunion. Le groupe a présenté à Bruxelles son projet de « décolonisation et de reconstruction » de la Fédération de Russie, parrainé par la composante polonaise du Parti des conservateurs et réformistes européens. Anna Fotyga, députée européenne et ancienne ministre polonaise des Affaires étrangères (Pis, parti Droit et Justice), impliquée dans les travaux du Forum depuis sa création, a rappelé sa mission fondatrice : « Comme dans le cas du Troisième Reich allemand, la Fédération de Russie, en tant que menace existentielle pour l’humanité et l’ordre international, devrait subir des changements drastiques. Il est naïf de penser que la Russie, après avoir été définitivement vaincue, restera dans le même cadre constitutionnel et territorial. La communauté internationale ne peut pas adopter une position confortable en attendant les développements, mais doit entreprendre une […] re-fédéralisation de l’État russe, en tenant compte de l’histoire de son impérialisme et en respectant les droits et les désirs des nations qui le composent. »1 Démembrer la Fédération Parmi les orateurs du dernier forum figurait l’analyste américain d’origine polonaise Janusz Bugajski, ancien conseiller des départements d’État et de la Défense, que l’on a qualifié sans raison valable de « nouveau Brzezinski ». Son dernier livre, « Failed State. A guide to Russia’s Rupture » s’est retrouvé dans le collimateur de la presse russe, présenté comme un bréviaire des plans américains visant à démembrer la Fédération en encourageant le séparatisme ethnique.2 Depuis son inauguration (le 8 mai à Varsovie), le Forum a gagné en notoriété et en nombre de membres. La première carte produite par le groupe (publiée dans le numéro du 9/22 de Limes3) envisageait une implosion de la Russie à partir de laquelle plus de trente États différents, délimités selon des critères ethniques et culturels disparates, prendraient naissance. Nous en reproduisons ici une mise à jour (carte couleur 6) : le changement le plus important consiste en la réduction de la taille de la région de Moscou au profit de nouveaux projets ethnico-nationaux. Par exemple, certains représentants des régions de Pskov et de Tver (anciennes principautés non représentées dans la version précédente) ainsi que de la région de Smolensk/Smaland ont annoncé la naissance de la « Plate-forme de la Kryvie orientale », un groupement créé dans le but « d’intégrer les peuples de la Grande Baltique » et de pencher « vers la variante est-européenne de la voie euro-atlantique, qui implique la préservation de l’identité et des fondements culturels et démographiques des pays et des peuples. »4 Dans la nouvelle version de la carte, les républiques caucasiennes d’Ingouchie, d’Ossétie et de Kabardino-Balkarie gagnent également de l’espace et des frontières spécifiques. Selon leurs propres auteurs, cette carte-matrice est ouverte à des variations potentiellement infinies. Tant qu’elles servent un objectif unique : imaginer « des stratégies pour un démantèlement contrôlé, constructif et non violent du dernier empire colonial en Europe. »5 Découpage ukrainien Les séparatistes russes et leurs porte-parole euro-atlantiques ne sont pas les seuls à se livrer à de tels exercices cartographiques. Sur un mur du bureau du chef du renseignement militaire ukrainien Kyrylo Budanov, photographié par des journalistes lors d’une interview, se trouve la carte en couleur 6a. Dessinées au feutre, les lignes de partage de la Russie imaginées par Kiev contestent et remplacent les frontières fédérales actuelles : le Japon (Япония) obtient les îles Kouriles contestées, l’Allemagne (ФРГ) Kaliningrad (Königsberg), la Finlande (Ф) la Carélie et une partie du Nord-Ouest russe. La Chine (Китай, à laquelle correspond la lettre К) comprend toute la Sibérie et l’Extrême-Orient. Dans la partie centrale de l’actuelle Fédération, une « République d’Asie centrale » devrait alors voir le jour, sous le nom de ЦАР (Car). La Russie proprement dite, décapitée de sa tête orientale, se retrouve avec le territoire marqué par les lettres РФ (RF). Dans la correspondance avec le Caucase, on lit « Ičkerija », le nom de la république séparatiste tchétchène proclamée en 1991 ainsi que le territoire que le parlement ukrainien a récemment reconnu comme « temporairement occupé » par les Russes6, ce que le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déjà fait pour les îles Kouriles7. Surtout, les frontières ukrainiennes comprennent non seulement le Donbass et la Crimée, mais aussi les régions de Koursk, de Belgorod et du Kouban. Il a été demandé à Budanov si la carte représentait les plans d’expansion territoriale de Kiev une fois les frontières de 1991 retrouvées. Sa réponse a été sibylline : « Chacun voit ce qu’il veut voir. Il s’agit peut-être d’un indicateur approximatif. Ou peut-être pas. »8,9 Si la première carte divise le corps de la Fédération selon ses lignes ethniques et selon le critère « autochtone » des droits historiques, la seconde rappelle les projets de partition de l’Eurasie en sphères d’influence élaborés par un certain courant stratégique de l’appareil américain10. Américains, Polonais, Ukrainiens et séparatistes ethniques imaginent des géométries de désintégration différentes, fonction de leurs projections géopolitiques respectives. Mais ce qui est le plus important à noter, outre la plausibilité des scénarios envisagés, c’est précisément la diffusion et la résonance croissante de cartographies similaires, signe de la récupération de la dimension spatiale dans la grammaire des puissances. Le retour de la géographie sanctionne peut-être aussi l’obsolescence de la thèse de la fin de l’histoire.✍🏽🔥 Livres à lire : 1- A. Fotyga, « The dissolution of the Russian Federation is far less dangerous than leaving it ruled by criminals », Euractiv, 27/1/2023. 2- À lire également : Russie et Turquie, un défi à l’Occident 3- V. Nikiforova, « V SŠA obnarodovan plan razrušenija Rossii » (« Aux États-Unis a été rendu public le plan de destruction de la Russie »), Ria Novosti, 16/9/2022 ; V. Kornilov, « Il est temps d’abandonner nos illusions, l’Occident mène une guerre pour détruire la Russie », RT, 20/9/2022 4- Vostočno-Krivskaja Platforma, 16/1/2023, http://bit.ly/3DmRKDO. 5- Depuis le canal Telegram du Forum, http://t.me/freenationsrussia. 6- « Le parlement ukrainien déclare la « République tchétchène d’Ichkérie » territoire occupé par la Russie », Meduza, 18/10/2022. 7- « L’Ukraine déclare les îles Kouriles territoire japonais occupé par la Russie », Meduza, 7/10/2022. 8- « Interv’ju – Kyrylo Budanov : Naši podrazdelenija zajdut v Krym s oružiem v rukakh » (« Interview with Kyrylo Budanov : Our units will enter Crimea armed »), http://liga.net, 26/12/2022. 9- À lire également : La Russie devient un nœud gordien diplomatique pour la Chine 10- Voir par exemple Z. Brzezinski, « A Geostrategy for Eurasia », Foreign Affairs, vol. 76, no. 5, 1997. https://twitter.com/Hyperresilience/status/1658110534514794513
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  • COMMENT LES BRICS VONT-ILS AIDER LA RUSSIE À VAINCRE L'OCCIDENT ?

    En Occident, on s'indigne qu'un certain nombre de pays importants aident Moscou à contourner les sanctions. Il s'agit d'abord des pays du BRICS, l'Inde par exemple ayant effectivement fait des déclarations en ce sens. Le soutien existe, mais de quelle nature ? Et pourquoi certains autres pays sont-ils encore plus importants pour la Russie ?

    Les BRICS sont en train d'aider la Russie à contourner les sanctions. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus certains experts russes et occidentaux après les propos de Purnima Anand, chef de la délégation indienne au forum russe Technoprom. "Les partenaires des BRICS ouvrent à la Russie une opportunité de surmonter les effets des sanctions", a-t-elle déclaré.

    "La plupart des pays créent différents mécanismes pour contourner les sanctions. Ceux-ci vont du troc au commerce dans leur propre monnaie. C'est notamment le cas du Brésil, de la Chine, de l'Afrique du Sud et de l'Inde (le groupe BRICS), dont le PIB combiné représente plus de 24 % du PIB mondial et dont la part dans le commerce international est d'environ 16 %", explique The Hill.

    En réalité, les choses sont un peu plus compliquées. En effet, Moscou compte sur ses partenaires des BRICS pour atténuer les dommages causés par les sanctions occidentales, mais ce soutien est assez diversifié.

    Tout d'abord, il s'agit bien entendu d'un règlement des paiements en monnaies nationales (ce à quoi Anand fait allusion dans sa citation, en affirmant qu'après l'introduction d'un mécanisme de paiement réciproque en roubles et en roupies, la nécessité d'utiliser le dollar disparaîtra). "La compensation des paiements en monnaies nationales est le mécanisme fondamental d'adaptation aux sanctions qui est demandé aujourd'hui", a expliqué Ivan Timofeïev, directeur des programmes du club Waldai, au journal Vsgljad. Fondamental parce qu'il permet de contourner le dollar comme moyen de paiement - et donc le Trésor américain, qui surveille les transactions en dollars.

    "Les relations commerciales et économiques avec les pays BRICS peuvent être indépendantes de l'Occident, et de l'infrastructure financière occidentale contrôlée par le Trésor américain.

    "Si le règlement des échanges se fait dans les monnaies nationales, il échappe au contrôle des États-Unis et le Trésor américain ne peut pas bloquer les transferts correspondants", a expliqué au journal Vsgljad Dmitri Suslov, directeur adjoint du Centre d'études européennes et internationales de l'Université nationale de recherche HSE.

    Bien entendu, ces mesures empêchent d'une part la mise en œuvre du concept de monnaie commerciale mondiale unique (dont l'existence simplifie grandement le processus de commerce international et de coopération économique). Cependant, dans une situation où cette monnaie est contrôlée par un seul État pour ses propres fins égoïstes, il n'y a pas d'autre possibilité.

    En outre, les pays du BRICS permettent à la Russie de contourner les sanctions en continuant d'importer ses marchandises - et en augmentant même ces importations malgré la pression américaine. "Les pays BRICS sont en effet des partenaires extrêmement précieux pour la Russie afin de minimiser l'impact des sanctions occidentales. Premièrement, parce que les pays BRICS ont augmenté et continuent d'augmenter les importations de sources d'énergie russes et d'autres biens commerciaux russes. Deuxièmement, parce que les pays BRICS continuent de coopérer avec les entreprises russes du secteur de la défense et d'importer des produits de défense russes", poursuit Suslow.

    Mais ce que les Russes entendent par contournement des sanctions, ce n'est pas tant le commerce en monnaie nationale et l'achat de marchandises russes que la mise en place d'"importations parallèles", c'est-à-dire, pour simplifier, l'importation de technologies et de marchandises occidentales en Russie via des pays tiers. Et c'est là que réside le problème.

    "Il n'y a pas de position unique des BRICS sur l'adaptation de la Russie aux sanctions. Tout dépend de ce en quoi consiste la coopération et où elle est demandée. Là où il y a un risque de se heurter à des sanctions américaines et de perdre des marchés occidentaux, la coopération sera très prudente - si elle a lieu", explique Timofeev.

    "Bien sûr, en théorie, les pays BRICS pourraient s'aventurer à violer ouvertement les sanctions occidentales, mais ils essaieront en grande partie de l'éviter. Ce sont surtout les entreprises privées qui tenteront de le faire - de peur d'être frappées par des sanctions américaines secondaires et de perdre l'accès au marché intérieur américain", approuve Suslow. Les entreprises indiennes, chinoises et autres ne sont pas prêtes à tomber sous le marteau des sanctions occidentales à cause de leur commerce avec la Russie, et les gouvernements de ces pays ne sont pas prêts à protéger leurs entreprises de ce marteau.

    Il existe une autre possibilité. "Il s'agit de l'utilisation de technologies et de biens dont la production n'est pas soumise au contrôle des exportations des États-Unis. Les biens, à condition qu'ils soient fabriqués par une main-d'œuvre chinoise en Chine, pourraient être indépendants des exigences de licence des États-Unis", explique Timofeïev.

    "Grâce aux BRICS, nous sommes en mesure de contourner les sanctions occidentales, mais aussi de remplacer la technologie occidentale et divers produits de haute technologie qui nous sont actuellement inaccessibles. Ainsi, le retrait de Nokia et d'Ericsson de Russie a drastiquement augmenté l'importance de la technologie Huawei dans la communication mobile. En Inde, nous nous intéressons aux produits pharmaceutiques et aux produits chimiques à faible tonnage", explique Lisan.

    "Tout ne peut toutefois pas être remplacé. Par exemple, la Chine ne dispose pas d'une technologie de liquéfaction du gaz naturel. Que peut faire l'Afrique du Sud, que peut faire le Brésil pour nous fournir la technologie ? Il y a bien Embraer au Brésil, mais l'entreprise a été rachetée par Boeing, donc nous n'obtiendrons presque rien de là-bas", poursuit Lisan.

    D'une manière générale, il estime que le principal soutien des pays BRICS consiste à remplacer les débouchés occidentaux et à coopérer pour développer leurs propres technologies. Dans le cadre de cet objectif, Moscou ne se concentre pas du tout sur l'organisation des BRICS.

    Pour nous, l'Inde et la Chine sont intéressantes non pas tant parce qu'elles sont membres des BRICS, mais en raison de la taille de leurs économies et des relations de partenariat stratégique qu'elles entretiennent avec la Russie. "Nous sommes également intéressés par d'autres pays - à condition qu'ils soient prêts à coopérer avec nous", explique Timofeev. Mais il faut noter ici que le Brésil et l'Afrique du Sud ont un faible volume d'échanges avec nous. En revanche, la Turquie, qui n'est pas membre des BRICS mais de l'OTAN, a un chiffre d'affaires commercial élevé avec nous. C'est pourquoi le commerce avec la Turquie est très important pour nous. D'ailleurs, cela vaut pour tous ceux qui sont prêts à coopérer avec nous - et à respecter nos intérêts.

    Par Geworg Mirsajan

    Publié le 9 Septembre 2022 sur #RTDE

    Geworg Mirsajan est professeur associé à l'université des finances du gouvernement de la Fédération de Russie. Il est également politologue et une personnalité publique. Il est né en 1984 à Tachkent. Il a obtenu son diplôme à l'université d'État de Kouban. Il a obtenu un doctorat en sciences politiques, avec une spécialisation sur les États-Unis. De 2005 à 2016, Mirsajan a été chercheur à l'Institut des États-Unis et du Canada de l'Académie des sciences de Russie.

    Lien :
    https://de.rt.com/meinung/148531-wie-werden-die-brics-russland-helfen-den-westen-zu-besiegen/

    #International #Russie #BRICS #Inde #Chine #Commerce #Sanction
    COMMENT LES BRICS VONT-ILS AIDER LA RUSSIE À VAINCRE L'OCCIDENT ? En Occident, on s'indigne qu'un certain nombre de pays importants aident Moscou à contourner les sanctions. Il s'agit d'abord des pays du BRICS, l'Inde par exemple ayant effectivement fait des déclarations en ce sens. Le soutien existe, mais de quelle nature ? Et pourquoi certains autres pays sont-ils encore plus importants pour la Russie ? Les BRICS sont en train d'aider la Russie à contourner les sanctions. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus certains experts russes et occidentaux après les propos de Purnima Anand, chef de la délégation indienne au forum russe Technoprom. "Les partenaires des BRICS ouvrent à la Russie une opportunité de surmonter les effets des sanctions", a-t-elle déclaré. "La plupart des pays créent différents mécanismes pour contourner les sanctions. Ceux-ci vont du troc au commerce dans leur propre monnaie. C'est notamment le cas du Brésil, de la Chine, de l'Afrique du Sud et de l'Inde (le groupe BRICS), dont le PIB combiné représente plus de 24 % du PIB mondial et dont la part dans le commerce international est d'environ 16 %", explique The Hill. En réalité, les choses sont un peu plus compliquées. En effet, Moscou compte sur ses partenaires des BRICS pour atténuer les dommages causés par les sanctions occidentales, mais ce soutien est assez diversifié. Tout d'abord, il s'agit bien entendu d'un règlement des paiements en monnaies nationales (ce à quoi Anand fait allusion dans sa citation, en affirmant qu'après l'introduction d'un mécanisme de paiement réciproque en roubles et en roupies, la nécessité d'utiliser le dollar disparaîtra). "La compensation des paiements en monnaies nationales est le mécanisme fondamental d'adaptation aux sanctions qui est demandé aujourd'hui", a expliqué Ivan Timofeïev, directeur des programmes du club Waldai, au journal Vsgljad. Fondamental parce qu'il permet de contourner le dollar comme moyen de paiement - et donc le Trésor américain, qui surveille les transactions en dollars. "Les relations commerciales et économiques avec les pays BRICS peuvent être indépendantes de l'Occident, et de l'infrastructure financière occidentale contrôlée par le Trésor américain. "Si le règlement des échanges se fait dans les monnaies nationales, il échappe au contrôle des États-Unis et le Trésor américain ne peut pas bloquer les transferts correspondants", a expliqué au journal Vsgljad Dmitri Suslov, directeur adjoint du Centre d'études européennes et internationales de l'Université nationale de recherche HSE. Bien entendu, ces mesures empêchent d'une part la mise en œuvre du concept de monnaie commerciale mondiale unique (dont l'existence simplifie grandement le processus de commerce international et de coopération économique). Cependant, dans une situation où cette monnaie est contrôlée par un seul État pour ses propres fins égoïstes, il n'y a pas d'autre possibilité. En outre, les pays du BRICS permettent à la Russie de contourner les sanctions en continuant d'importer ses marchandises - et en augmentant même ces importations malgré la pression américaine. "Les pays BRICS sont en effet des partenaires extrêmement précieux pour la Russie afin de minimiser l'impact des sanctions occidentales. Premièrement, parce que les pays BRICS ont augmenté et continuent d'augmenter les importations de sources d'énergie russes et d'autres biens commerciaux russes. Deuxièmement, parce que les pays BRICS continuent de coopérer avec les entreprises russes du secteur de la défense et d'importer des produits de défense russes", poursuit Suslow. Mais ce que les Russes entendent par contournement des sanctions, ce n'est pas tant le commerce en monnaie nationale et l'achat de marchandises russes que la mise en place d'"importations parallèles", c'est-à-dire, pour simplifier, l'importation de technologies et de marchandises occidentales en Russie via des pays tiers. Et c'est là que réside le problème. "Il n'y a pas de position unique des BRICS sur l'adaptation de la Russie aux sanctions. Tout dépend de ce en quoi consiste la coopération et où elle est demandée. Là où il y a un risque de se heurter à des sanctions américaines et de perdre des marchés occidentaux, la coopération sera très prudente - si elle a lieu", explique Timofeev. "Bien sûr, en théorie, les pays BRICS pourraient s'aventurer à violer ouvertement les sanctions occidentales, mais ils essaieront en grande partie de l'éviter. Ce sont surtout les entreprises privées qui tenteront de le faire - de peur d'être frappées par des sanctions américaines secondaires et de perdre l'accès au marché intérieur américain", approuve Suslow. Les entreprises indiennes, chinoises et autres ne sont pas prêtes à tomber sous le marteau des sanctions occidentales à cause de leur commerce avec la Russie, et les gouvernements de ces pays ne sont pas prêts à protéger leurs entreprises de ce marteau. Il existe une autre possibilité. "Il s'agit de l'utilisation de technologies et de biens dont la production n'est pas soumise au contrôle des exportations des États-Unis. Les biens, à condition qu'ils soient fabriqués par une main-d'œuvre chinoise en Chine, pourraient être indépendants des exigences de licence des États-Unis", explique Timofeïev. "Grâce aux BRICS, nous sommes en mesure de contourner les sanctions occidentales, mais aussi de remplacer la technologie occidentale et divers produits de haute technologie qui nous sont actuellement inaccessibles. Ainsi, le retrait de Nokia et d'Ericsson de Russie a drastiquement augmenté l'importance de la technologie Huawei dans la communication mobile. En Inde, nous nous intéressons aux produits pharmaceutiques et aux produits chimiques à faible tonnage", explique Lisan. "Tout ne peut toutefois pas être remplacé. Par exemple, la Chine ne dispose pas d'une technologie de liquéfaction du gaz naturel. Que peut faire l'Afrique du Sud, que peut faire le Brésil pour nous fournir la technologie ? Il y a bien Embraer au Brésil, mais l'entreprise a été rachetée par Boeing, donc nous n'obtiendrons presque rien de là-bas", poursuit Lisan. D'une manière générale, il estime que le principal soutien des pays BRICS consiste à remplacer les débouchés occidentaux et à coopérer pour développer leurs propres technologies. Dans le cadre de cet objectif, Moscou ne se concentre pas du tout sur l'organisation des BRICS. Pour nous, l'Inde et la Chine sont intéressantes non pas tant parce qu'elles sont membres des BRICS, mais en raison de la taille de leurs économies et des relations de partenariat stratégique qu'elles entretiennent avec la Russie. "Nous sommes également intéressés par d'autres pays - à condition qu'ils soient prêts à coopérer avec nous", explique Timofeev. Mais il faut noter ici que le Brésil et l'Afrique du Sud ont un faible volume d'échanges avec nous. En revanche, la Turquie, qui n'est pas membre des BRICS mais de l'OTAN, a un chiffre d'affaires commercial élevé avec nous. C'est pourquoi le commerce avec la Turquie est très important pour nous. D'ailleurs, cela vaut pour tous ceux qui sont prêts à coopérer avec nous - et à respecter nos intérêts. Par Geworg Mirsajan Publié le 9 Septembre 2022 sur #RTDE Geworg Mirsajan est professeur associé à l'université des finances du gouvernement de la Fédération de Russie. Il est également politologue et une personnalité publique. Il est né en 1984 à Tachkent. Il a obtenu son diplôme à l'université d'État de Kouban. Il a obtenu un doctorat en sciences politiques, avec une spécialisation sur les États-Unis. De 2005 à 2016, Mirsajan a été chercheur à l'Institut des États-Unis et du Canada de l'Académie des sciences de Russie. Lien : https://de.rt.com/meinung/148531-wie-werden-die-brics-russland-helfen-den-westen-zu-besiegen/ #International #Russie #BRICS #Inde #Chine #Commerce #Sanction
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  • 🇨🇵LE SOUTIEN FRANÇAIS A L'UKRAINE🇨🇵

    La France est l'une des chefs de file dans le soutien militaire à L'Ukraine avec 170 millions $ depuis le 24/02.

    La France a notamment livré 14 systèmes d'artillerie automoteurs de pointe CAESAR à L'Ukraine. (crème de la crème de la technologie française)

    Le CAESAR a notamment été utilisé dans les bombardements successifs sur des zones civiles à Donetsk faisant des dizaines de morts.

    Mais que reste il (réellement) des CAESAR tante vanté par les médias français ?

    ▪️3 unités ont été détruites à la suite de frappes aériennes sur le train à Kurakhovo

    ▪️2 unités ont été vendues pour un montant dérisoire d'environ 120 mille dollars et sont situées dans les entrailles d'Uralvagonzavod

    ▪️1 unité a été détruite sur l'île de Kouban dans la région d'Odessa.

    C'est une honte totale pour la France, non seulement par ce que le CAESAR n'a plus aucun secret pour la Russie maintenant, mais également par ce que l'aide française au régime de Kiev tue des civils.

    L'alignement de la France sur les USA dans ce conflit est une erreur stratégique et géopolitique totale et ne sert en aucun cas les intérêts de la France. Il faut y mettre un terme !

    http://T.ME/RUSSOSPHERE S
    🇨🇵LE SOUTIEN FRANÇAIS A L'UKRAINE🇨🇵 La France est l'une des chefs de file dans le soutien militaire à L'Ukraine avec 170 millions $ depuis le 24/02. La France a notamment livré 14 systèmes d'artillerie automoteurs de pointe CAESAR à L'Ukraine. (crème de la crème de la technologie française) Le CAESAR a notamment été utilisé dans les bombardements successifs sur des zones civiles à Donetsk faisant des dizaines de morts. Mais que reste il (réellement) des CAESAR tante vanté par les médias français ? ▪️3 unités ont été détruites à la suite de frappes aériennes sur le train à Kurakhovo ▪️2 unités ont été vendues pour un montant dérisoire d'environ 120 mille dollars et sont situées dans les entrailles d'Uralvagonzavod ▪️1 unité a été détruite sur l'île de Kouban dans la région d'Odessa. C'est une honte totale pour la France, non seulement par ce que le CAESAR n'a plus aucun secret pour la Russie maintenant, mais également par ce que l'aide française au régime de Kiev tue des civils. L'alignement de la France sur les USA dans ce conflit est une erreur stratégique et géopolitique totale et ne sert en aucun cas les intérêts de la France. Il faut y mettre un terme ! http://T.ME/RUSSOSPHERE S
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